Agence de traduction Lyon : Histoire des voeux de la nouvelle année

Histoire des voeux de la nouvelle année

L'année 2014 est bel et bien terminée, bienvenue à 2015 ! C’est l’heure de l’effervescence des vœux, qui adoucit nos relations commerciales et permet d’aborder dans nos échanges quotidiens des thèmes plus transcendants (bonheur, santé, succès) qu’opérationnels !

 

 
Vœux vidéo

Chez Version internationale, nous avons envoyé nos vœux sous la forme d’une petite vidéo, comme nous le faisons depuis quelques années déjà (pour visionner notre bibliothèque de vidéos, rendez-vous sur notre chaîne Youtube).

 

Rien de plus universel que des vœux, me direz-vous, et pourtant… Que de différences culturelles, que d’évolutions historiques ! Par exemple, dans le monde de la traduction, nos interlocuteurs étrangers tendent à s’adapter à la tradition anglo-saxonne selon laquelle il faut envoyer ses vœux en décembre, autour de Noël, alors qu’en France c’est tout le mois de janvier qui est réservé à cette tradition. Peut-on se souhaiter de bonnes choses avant le saut fatidique dans la nouvelle année, ou est-il préférable d'attendre ? Ou quand superstition et tradition se mélangent…

 

Aujourd’hui, les cartes de vœux décorées, glissées avec amour dans de jolies enveloppes prévues à cet effet semblent largement délaissées au profit des cartes électroniques ou des cartes vidéo. Perte d’une tradition, pensez-vous ? Tradition pas si ancrée que l'on pourrait le croire, à l’échelle de l’Histoire.

 

 
Une tradition récente

En effet, la carte de vœux n’est pas une invention européenne. Au contraire, elle prend ses racines en Extrême-Orient, où il était de coutume de s’envoyer des cartes en papier de riz, dont la dimension était proportionnelle à l’importance du destinataire.



En France, jusqu’au XVIIe siècle, il était de coutume de se déplacer chez ses proches pour souhaiter en personne les vœux de bonne année, coutume conviviale et adaptée à un monde géographiquement plus restreint que le nôtre. Le changement apparaît sous le règne de Louis XIV, pendant lequel certains commencent à déléguer cette tâche au papier, sous forme de carte ou de poème. D’autres cèdent aux sirènes marketing de grands industriels de l’époque et louent des émissaires, « gentilshommes en sévère tenue noire », qui se chargeaient pour eux de transmettre leurs meilleurs vœux.

 

 
Stuttgart a le sens pratique

La carte de vœux s’est également largement diffusée dans d’autres pays d’Europe. Je ne résiste pas à vous faire part de l’anecdote de l’ingénieux et pragmatique système inventé par la ville de Stuttgart. Chaque année, pour le premier de l’An, était organisé un rassemblement sur une place publique, auquel les grandes familles avaient coutume d’envoyer leurs domestiques. Là, les commissionnaires de la ville, procédaient à la criée des adresses. À chaque énoncé d'un patronyme d’importance, les cartes correspondantes étaient jetées dans un panier. Inutile donc de sillonner la ville pour distribuer ses cartes : elles étaient rapidement réparties par panier, les vœux ainsi bien plus vite envoyés et reçus.


 
Les anti-vœux

La Révolution Française s’est immiscée également dans cette tradition. Souhaitant chasser toute hypocrisie sociale de la nouvelle société française et jugeant que les vœux étaient frivoles, avilissants et fatigants, la Convention abolit le jour de l’An et interdit pendant six ans à quiconque de présenter ses vœux, en personne ou par courrier.



De nos jours, les vœux s’envoient par sms, se diffusent sur la « place centrale » qu’est facebook ou se présentent encore en chair et en os. Les obligations sociales s’estompent, et ne reste alors que le plaisir de se souhaiter mutuellement les meilleures choses possibles.



Et vous, quel type de vœux avez-vous envoyé ?

 

Contact & devis gratuit