Tout le monde parle anglais, isn’t it?

Le paradoxe de l’anglais : incontournable et pourtant le plus souvent contourné dans sa version correcte. L’anglais en vient-il à être victime de son succès ? Pourrait-on envisager que ce paradoxe soit au contraire une malédiction ? Indispensable et très largement « parlée » à travers le monde, cette langue mériterait cependant davantage d’égards et, sans aucun doute, d’humilité.

Do you speak Globish ?

Mais qu’est-ce que le globish ? Terme inventé par Jean-Paul Nerrière dans son livre « Don’t speak English, parlez globish », il s’agit en fait d’un mot-valise combinant global et English. Selon le dictionnaire Collins, c’est une « version simplifiée de l’anglais utilisée par les locuteurs non-natifs et composé des mots et expressions communes seulement ». C’est donc une langue que (presque) tout le monde connaît et maîtrise, un véritable esperanto du business.
Indispensable dans le monde des affaires, omniprésent dans les échanges interculturels comme langue « vectrice », l’anglais est appris par plus de 2 milliards de personnes à travers le monde. Il est également répandu dans toutes les langues à travers les nombreux anglicismes utilisés par effet de mode ou absence de traduction; en bref, l’anglais est partout. Au moment d’envisager une conquête internationale, chaque secteur d’activité se retrouve confronté à traduire ses contenus ou son site internet en anglais.

Du paradoxe de l’anglais 

À l’heure où la grande majorité des CV envoyés le sont par des candidats autoproclamés « bilingues » anglais, nous souhaiterions appeler l’ensemble des locuteurs à la plus grande humilité.

Tous les professionnels de la traduction vous le diront : en dépit de la formation linguistique poussée des traducteurs français et de leur maîtrise des finesses des langues anglaise et américaine, très peu d’entre eux osent traduire du français vers l’anglais. Cela est sage, car un texte rédigé par quelqu’un dans une langue qui n’est pas la sienne, cela se sent. Tournures de phrases correctes mais mal adaptées au contexte, subtilités culturelles, usages changeants, les exemples sont nombreux. Par exemple traduire « le vendeur » par « vendor » est un grave contre-sens. Et il y a bien d’autres exemples avec des nuances, très légères, que beaucoup d’anglophones non-natifs ne perçoivent pas. Mais les gens de langue maternelle anglaise, eux, perçoivent !

Business is business

« I sell you something, I speak your language. If I buy, dann müssen Sie Deutsch sprechen. »
Willy Brandt – Chancelier allemand (1913-1992)

« Je vous vends quelque chose, je parle votre langue. Si j’achète, alors vous devez parler allemand. »
A l’inverse, combien de fois voyons-nous certains prospects affirmer sans sourciller qu’ils n’ont pas besoin de traduire leurs supports en anglaispuisqu’ils parlent anglais et qu’ils les ont eux-mêmes réalisés. Péché d’orgueil ou d’avarice, cette démarche est à déconseiller à ceux qui veulent vraiment faire du business avec le monde anglophone. Premièrement parce qu’un texte écrit par un français se repère très rapidement et envoie aux clients potentiels un message négatif (« Vous ne nous intéressez pas suffisamment pour que l’on investisse dans votre langue. »). Ensuite parce qu’en ce qui concerne les sites internet par exemple, un non-investissement ressemble à s’y méprendre à … un non-investissement.
Traduction littérale, nuances orthographiques, mauvaise usage de la ponctuation ou tout simplement mauvais choix de mots sont autant de raisons qui entraînent un mauvais référencement Google. C’est se pénaliser tout seul, alors que la question ne se pose pas pour d’autres langues : avec seulement 22 % d’élèves du secondaire qui apprennent l’allemand en France, rares sont ceux qui oseront s’improviser rédacteur en allemand. Source d’humilité, la langue de Goethe ? A vous d’en décider…
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