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Jérémy, chef de projet chez VI, nous parle de son métier

Peux-tu nous décrire ton quotidien ?

Je n’ai pas de quotidien type si ce n’est mon café du matin et de l’après-midi qui sont obligatoires ! Vu que tout peut arriver à n’importe quel moment, je traite un peu tout en même temps, que ce soit les nouvelles demandes, les projets en cours, les livraisons ou toutes les demandes des personnes avec qui je travaille pour les aider à résoudre leurs problèmes, parfois complexes.

Comment traites-tu les demandes de tes clients ?

Cela dépend des demandes mais globalement, ça passe par plusieurs étapes. En premier, j’analyse la demande et les fichiers qui me sont envoyés pour être sûr que j’ai toutes les informations pour que les traducteurs et traductrices puissent travailler dans les meilleures conditions possibles par la suite. Ensuite, une fois que j’ai toutes les informations nécessaires, je lance le projet et suit son déroulement au plus près pour que tout soit livré en temps et en heure, et qu’il n’y ait pas de grain de sable dans l’engrenage. Une fois que tout le travail linguistique est terminé, je m’assure que le document est impeccable et qu’il peut être utilisable tel quel par le client.

Quelles sont les problématiques les plus complexes à gérer ?

Globalement, je pense qu’il y a deux choses qui sont complexes à gérer : tout d’abord, arriver à faire comprendre les besoins de notre métier aux clients et, ensuite, réussir à concilier le délai demandé par le client et le temps nécessaire au traducteur.

Il nous arrive souvent de recevoir des demandes dans lesquelles on nous indique « J’ai besoin d’une traduction. ». Mais, pour faire notre travail, nous avons besoin de certaines informations importantes : la langue dans laquelle on doit faire traduire, un fichier source qui soit exploitable dans nos outils de traduction, une description précise des éléments à traduire (images, etc.). Tous ces points qui semblent être anecdotiques sont primordiaux pour nous. Ils nous permettent de répondre au mieux aux besoins réels du client.

Il est aussi parfois difficile d’arriver à concilier le délai de livraison demandé par le client et le temps nécessaire à la traduction. Il est normal de vouloir la meilleure qualité dans les meilleurs délais, mais c’est parfois très compliqué de faire coïncider ces deux impératifs et, bien que notre arsenal de solutions soit bien fourni, il peut arriver qu’il soit épuisé selon les demandes. Dans de tels cas, nous faisons notre maximum pour proposer ce qui nous nous semble être la meilleure solution : celle qui prend en compte tous les paramètres donnés par le client et qui est conforme à nos exigences.

Qu’est-ce qui te plaît dans ce métier ?

Si je devais résumer, « je vous dirais que c’est d’abord des rencontres ». C’est un métier que j’aime car, même si je passe mes journées derrière un écran, j’interagis avec de nombreuses personnes, et chacune de ces personnes est différente. Les relations professionnelles que l’on noue, que ce soit avec les clients ou avec les traducteurs, deviennent parfois des relations plus informelles, ce qui nous rappelle que l’on travaille avec des professionnels, mais avant tout avec des humains. C’est un travail d’équipe où chacun apporte sa pierre à l’édifice.

Pourquoi as-tu choisi ce métier ? Quel a été ton parcours ?

C’est un peu par hasard, en fait. Initialement, je voulais faire de l’interprétation, puis de la traduction, mais au final, j’ai basculé du côté obscur très rapidement ! Dans le cadre de mon master LEA, j’ai dû choisir un stage en rapport avec la gestion et les langues. C’est pendant un forum que j’ai découvert qu’il était possible d’allier ces deux domaines et que j’ai commencé un stage en gestion de projets dans une entreprise de traduction. Ça a été difficile mais très intéressant, et j’imagine que si je fais encore la gestion de projets 5 ans après la fin de mon master, c’est qu’il y a une bonne raison !

Quelles sont les qualités indispensables pour être un bon chef de projet ?

À mon sens, il y en a plusieurs. Tout d’abord, il faut avoir un bon esprit d’analyse doublé d’un esprit de décision. Un chargé de projets passe sa journée à prendre des décisions qui vont impacter ses projets. Afin de prendre les bonnes décisions, il doit pouvoir analyser rapidement les éléments dont il dispose et s’appuyer sur son expérience (connaissance des clients et des traducteurs ou encore problèmes récurrents sur un certain type de projets) pour être sûr que ses projets vont bien se passer. Il faut aussi être un peu organisé, et c’est en effet un euphémisme. Vu qu’il n’y a pas de journée type, il faut réussir à réorganiser sans cesse sa journée selon les demandes qui arrivent.

Je pense aussi que le chargé de projet doit toujours avoir plus d’un tour dans son sac et savoir sortir des sentiers battus, que ce soit face à une nouvelle demande qui est très différente de ce qu’il traite d’habitude ou face un problème qu’il n’a jamais rencontré auparavant (surtout avec les logiciels !). Enfin, je suis convaincu qu’il faut être persévérant : il n’y a pas de problèmes insolubles et il y a toujours un moyen de trouver une solution, mais il faut parfois s’entêter pour la trouver !

Quelle a été ta plus grande satisfaction ?

Ce sont surtout des victoires de tous les jours. Je crois que je ne suis jamais aussi content que lorsque j’arrive à résoudre un problème avec un logiciel, quitte à aller bidouiller le code des fichiers, ou un projet qui semble impossible à placer en traduction mais qui, au final, peut être traduit dans les temps.

Quel est le projet qui t’a le plus marqué depuis que tu es chez VI ?

Il y a quelques années, alors que je commençais à peine à prendre mes marques sur un projet, le client nous a annoncé qu’il lançait un nouveau produit avec un processus complètement différent et un timing très serré. C’était mon premier projet d’envergure avec environ un million de mots à traduire. Pas beaucoup de temps pour se préparer à ça, une mobilisation de tous les instants, mais au final, un projet livré à la date voulue et un client content qu’on ait tenu les délais !

Comment envisages-tu ton métier dans 10 ans ?

J’imagine (et j’espère !) qu’on aura toujours besoin de chargés de projets. Malgré le fait que de plus en plus de choses s’automatisent, comme le traitement de certains projets répétitifs et bien rodés, les clients auront besoin plus que jamais de se tourner vers quelqu’un pour les épauler, les conseiller et les aiguiller dans ce monde où tout change à vitesse grand V. J’imagine que ça sera ça mon rôle : une forme de conseiller couteau suisse avec une connaissance de plus en plus approfondie, à la fois des enjeux de la traduction et des aspects techniques, pour toujours trouver les meilleures solutions.

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